ZOMBIE BOY : THE CRUSADE BOY
Rick Genest ou plutôt de notoriété publique Zombie Boy, est juste ce mec tatoué en mode oversize dont tout le monde parle, ici gît mon opinion sur cet homme qui est devenu en peu temps la coqueluche des catwalks avec Thierry Mugler front-row.
Alors ce mec est-il le messager de la fameuse “beauté intérieure” ou est-il l’outsider qui réussit brilliamment sa percée grâce à un story telling poussé ?
A l’écouter, on voit un performer comme un autre, participant à des festivals douteux dont le Lucifers’ Blasphemous Freakshow. On l’aurait appelé le Zombie à cause d’une opération au cerveau, surnom qui ne l’aurait jamais quitté et qui l’aurait même formaté (d’où l’opulence en graffitis corporels et l’attitude de weirdo).
Quoi, ce mec aurait donc fait sa croisade du world wide web grâce à un physique déroutant et à un discours honnête ? Je pense qu’il faut immédiatement avertir ces gens qui arpentent le métro avec leur 3ème bras rotatif + moignon de tête (cf. Le conte de Bouderbala) en leur disant qu’ils peuvent se faire du blé, sans dire qu’ils en ont besoin. A quand un défilé John Galliano avec armée de weirdos ?
J’en parlais récemment avec quelqu’un, et la stagnation créative actuelle peut pousser à des exercices de style nébuleux. A tous niveaux les créateurs ne peuvent plus se contenter de travailler la matière pour délivrer leurs messages alors ils travaillent leurs ambassadeurs, d’ailleurs Dieu seul sait si peut être les futurs seront des rescapés de Tchernobyl. Et tout ça pour quoi ? “Ayez pitié, nous sommes en fin de cylcle, plus rien n’épate les gens, tout est fait, ils veulent autre chose, alors on fait avec ce qu’on a.”
Ok.
Je reconnais m’être légèrement écartée du sujet, et puisque j’en parle j’avoue bien aimer ce Rico que vous pouvez découvrir sans tattoos pour la dernière campagne publicitaire Dermablend, j’étais en fait certaine qu’il avait un beau visage. Bref.
Je reviens bientôt.

